![]()
Dans un pays, ayant une telle variété de climats et reliefs, les espèces animales et végétales sont très diversifiées. De fait, avec ses 450 espèces d’oiseaux, le Chili est une excellente introduction à l’ornithologie en Amérique du Sud.
Du nord au sud, les habitats se succèdent en fonction des précipitations: des déserts du Nord, on passe progressivement par le maquis sclérophylle puis par des forêts sèches, pour arriver dans les forêts humides du Sud et finalement se retrouver dans la steppe patagonne! Evidemment, chacun de ces habitats héberge ses propres spécialistes, tels que le Colibri d’Arica dans les oasis du Nord, le Touco à gorge blanche et celui à moustaches tous deux endémiques de la zone centrale, les perruches les plus australes du Monde que sont la Conure magéllanique et sa cousine à long bec, le Tourco rougegorge au cri si familier des forêts du sud, ou le Nandou de Darwin, pour n’en citer que quelques-uns…De plus, quelque soit l’endroit où l’on se trouve au Chili, on n’est jamais bien loin de la côte ou des Andes, deux zones si différentes dont le seul point commun est peut être d’héberger les plus grands oiseaux du monde, respectivement l’Albatros royal et le Condor des Andes !!
Sur le Pacifique, loups de mer, dauphins, pingouins de Humboldt, pingouins de Magellan et baleines, donnent une touche de vie aux immensités océaniques et polaires. En effet, le courant Humboldt qui longe la côte chilienne, froid et extrêmement riche en poisson fait aussi du Chili une destination privilégiée pour les amateurs de sorties pélagiques. Le bar est caractéristique de toute la côte chilienne et on trouve également des espèces communes telles le fitzroya, le merlu, l’anchois et le congridae, ainsi que les coquillages et mollusques comme la palourde, le homard, la moule et les huîtres.
N’hésitez pas à nous demander des propositions pour une découverte en bonne et due forme de ces merveilles.
Pour voir l’Ornithologie
Pour voir une carte de végétation
Ornithologie au Chili:
http://www.aveschile.cl/
http://www.aveschile.cl/publicaciones.htm#chir
http://ar.groups.yahoo.com/group/obschile/
http://coo.ncf.ca/Excursions_et_recits/2007VoyageChiliArtigau.html

L’île déserte la plus célèbre de la littérature est située à presque 640 kilomètres de la côte chilienne. Dans cette île s’est trouvé le marin écossais d’Alexander Selkirk, celui dont ses réminiscences ont donné naissance au célèbre roman de Daniel Defoe et nourrissent l’éternel rêve de l’île idyllique”.
Avec des hauteurs contrastantes, depuis le niveau du Pacifique jusqu’aux sommets qui dépassent les 1.500 mètres, les îles de l’archipel Juan Fernández sont le foyer d’un des écosystèmes les plus endémiques du monde. Plus de 60% des espèces de plantes indigènes de l’île ne se trouvent dans aucune autre partie de la Terre, et sa faune endémique remarquable inclut six espèces et sous-espèces d’oiseaux ainsi que le loup de mer à deux cheveux de Juan Fernández, presque disparu au début du IX siècle. Actuellement, l’archipel est protégé comme le Parc National, et a été déclaré Réserve Mondiale de la Biosphère par l’UNESCO, afin d’assurer la conservation de leur biodiversité.
L’Île Robinson Crusoe est la seule de l’archipel à détenir une population permanente, concentrée dans la ville de San Juan Bautista et ses alentours. L’économie locale est basée sur la pêche de la langouste.
Le tourisme dans les îles est distendu. Il existe certaines pensions confortables et restaurants à San Juan Bautista. Pour les voyageurs actifs, il y a de bonnes options pour pratiquer des randonnées, la pêche, l’observation d’oiseaux ou la plongée.
![]()
Rapa Nui se trouve dans le Pacifique Sud, à 3.700 km de la côte chilienne. Elle est souvent désignée sous le nom d’île de Pâques, du fait que le jour où les premiers visiteurs européens y ont mis le pied était le jour de Pâques 1722.
Elle était le siège d’une ancienne civilisation qui y avait laissé, ici et là, des amas d’immenses sculptures en pierre appelées moai. On dénombre plus de 600 moai sur l’île, dont certaines atteignent 10m de hauteur.
La longueur d’un séjour à l’île de Pâques est parfois dictée par les horaires des compagnies aériennes, mais même une visite de deux ou trois jours permet de prendre part à une excursion d’une journée entière couvrant plusieurs des principaux sites archéologiques et offrant un bon aperçu de l’île.
L’île de Pâques connaît un climat semi tropical caractérisé par une température annuelle moyenne de 20,3°C. Les mois les plus chauds sont décembre, janvier et février, tandis que la saison la plus fraîche s’étend de juin à août et requiert parfois le port d’un chandail ou d’une veste légère. Mai s’impose pour sa part comme le mois le plus pluvieux.
Nul ne sait vraiment avec certitude d’où les premiers habitants de l’île de Pâques sont venus, pourquoi ils ont décidé de s’installer ici, quelle a pu être la fréquence de leurs rapports avec les étrangers, ni ce qui les a réellement motivés à sculpter et à ériger leurs grandioses monuments de pierre, les moai. On se sait d’ailleurs pas non plus comment ils sont parvenus à transporter ces énormes blocs de pierre, d’un poids considérable, des sites dont ils ont été extraits à leurs emplacements actuels.
La culture de l’Île de Pâques est d’autant plus étonnante qu’elle s’est développée au sein d’une population restreinte, et qui plus est, dans un des endroits les plus isolés de la planète. L’Océanie en général et l’art océanien en particulier ont su inspirer de nombreux artistes occidentaux durant les deux derniers siècles.
Museo Antropológico Padre Sebastián Englert
En savoir plus
En espagnol

Au sud de Puerto Montt commence la route du Sud qui traverse, sur plus de mille kilomètres, de gigantesques fjords où viennent amerrir les glaciers nés dans la Cordillère des Andes. Le fameux “Campo de hielo” - champ de glace - s’étend de Coyhaique, capitale de la région, à la Caleta Tortel, hameau définition du « no man’s land », et culmine avec le mont St. Valentin (4058m), tout près de la célèbre Laguna San Rafael. Les paysages rencontrés sont considérés parmi les plus sublimes de la terre: forets natives impénétrables, glaciers millénaires suspendus au fond des vallées, hauts pics volcaniques, chutes d’eau de 40 m (du Condor), fjords et lacs au bord desquels on rencontre parfois un petit village de pêcheurs tel Chaitén, à la frontière nord de la province d’Aisén. Le Parque Natural Pumalín, les thermes de Puyuhuapi, le Parque Nacional Queulat, la charmante plage de Puerto Cisnes, le lac Général Carrera (Buenos Aires du coté Argentin), renommé pour son abondance en saumon et truites arc-en-ciel ainsi que pour sa “chapelle de marbre”, Chile Chico, agréable village frontière au bord du lac, le Rio Baker, paradis des pêcheurs à la mouche, Cochrane, la Reserva Nacional de “Huemuls” –cousin du cerf-, le Monumento Nacional Manos de Cerro Castillo et ces peintures rupestres de 6000 ans…

Le Parque Nacional Torres del Paine offre une expérience extraordinaire où la nature se révèle avec toute sa force primitive. Couronné de formidables pics aux cimes enneigées, ce parc abrite des lacs et des glaciers plus spectaculaires les uns que les autres. Qu’il s’agisse des colonies de pingouins à visiter, des croisières panoramiques sur les canaux maritimes, des gauchos (cow-boys) gardant leurs troupeaux comme aux temps anciens, vous pourrez jouir d’ excellentes occasions de pêche ou du délicieux sentiment que procure le fait de se retrouver au bout du monde.
D’une surface de 2 400 km², ce magnifique Parc fut créé le 13 mai 1959 et déclaré Réserve de biosphère en1978 par l’UNESCO. Il doit son nom « Tours » à trois énormes monolithes de granite (à presque 2 900 mètres) qui correspondent à des volcans avortés, dont la conduite de lave a été mise à jour par l’érosion. De nombreux chemins et refuges permettent d’en faire un lieu majeur de trekking. Situé à 300 km de la ville de Punta Arenas, le parc fait partie des onze zones protégées existantes dans la région de Magallanes et de l’Antarctique chilienne (avec 4 autres parcs nationaux, 3 réserves nationales et 3 monuments nationaux). Au total, les zones sylvestres protégées représentent 51% de la superficie de la région (67.287 km²). Il est limité par le Parque Nacional Los Glaciares, en Argentine.
Idées de Voyage :
Patagonie, Force de la Nature (3 jours)
Le Rêve Patagonien (4 jours)

La Patagonie chilienne s’auréole d’une beauté rarement égalée à la surface du globe. Elle s’étend le long de plus de 2.000 km entre les villes de Puerto Montt et la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. La Patagonie couvre la longue et étroite bande de terre qui sépare les montagnes de l’océan Pacifique, comprimée par les fjords, les montagnes et les champs de glace au point que les déplacements par voie terrestre s’avèrent pratiquement impossibles sur une grande partie de son territoire. La faible densité de la population et l’état rudimentaire du réseau routier contribue par ailleurs à y susciter une impression d’isolement on ne peut plus marquée. Nous pourrions dire que c’est, avec le désert et l’antarctique, la meilleure définition de « Grands Espaces ». La pittoresque petite ville de Coihaique sert de base pour une série d’excursions et d’activités telles la randonnée, la pêche hauturière, l’exploration des fjords, du fameux Parque Nacional Laguna San Rafael -réserve de la biosphère- où la lagune du champ de glace San Valentín rejoint le Pacifique.
Plus au sud, les villes de Punta Arenas et Puerto Natales sont le portail d’accès au splendide Parque Nacional Torres del Paine, de loin le plus important trésor de la région. De là aussi on part vers l’île de Tierra del Fuego et Puerto Williams -sur l’île de Navarino-, le point habité le plus au sud de la Terre, à coté du célèbre Cap Horn.
Livres : Cap Horn (Francisco Coloane, Ed. Phébus)
Idées de Voyage :
Patagonie, Force de la Nature (3 jours)
Le Rêve Patagonien (4 jours)

Dans l’histoire de la conquête espagnole en Amérique du Sud, il y a heureusement quelques exemples où le travail des missionnaires s’est fait en bon accord avec les populations locales. L’île de Chiloé conserve un groupe d’églises construites par les prédicateurs itinérants Jésuites de la Compagnie de Jésus au XVII ème siècle. Quand les espagnols et les missionnaires débarquèrent sur l’archipel de Chiloé, ils y trouvèrent des populations locales au caractère doux et réceptif.
Cet environnement inconnu, hostile et éloigné des villes espagnoles du continent sud-américain, poussa les espagnols à s’adapter aux populations locales, à accepter leurs coutumes, techniques et savoirs… Les missionnaires apprirent les langues de l’archipel et commencèrent une évangélisation que l’on pourrait qualifier de “douce”, adaptée aux lieux et aux habitants. D’autres facteurs, liés aux menaces des pirates sillonnant les eaux des environs, incitèrent les espagnols à s’établir de manière dispersée et non pas dans des villes coloniales comme ils en avaient l’habitude. Tout ceci favorisa le brassage culturel entre colons et autochtones. A tel point que les espagnols finalement adoptèrent les techniques locales et même la langue qui prédomina au bout d’un temps sur le castillan espagnol.
La technique d’évangélisation fut itinérante, portant la parole du christ directement dans chaque foyer quand la saison s’y prêtait (le climat est rude dans l’archipel, c’est un des endroits au monde où il pleut le plus). Quand vint le moment de construire des églises, les Jésuites s’en remirent directement aux population locales et à leur savoir architectural, proposant seulement les plans des églises comme base de travail. Aujourd’hui on peut visiter et admirer 14 églises de cette époque et classées depuis 2000 par l’Unesco sur la liste du Patrimoine Mondial : Achao, Quinchao, Castro, Rilán, Nercón, Aldachildo, Ichuac, Detif, Vilipulli, Chonchi, Tenaún, Colo, San Juan et Dalcahue.
Les Franciscains reprirent le travail des Jésuites expulsés de tous les royaumes espagnols en 1767 (pour supposition de complot contre la couronne royale) et, fait rare entre communautés religieuses concurrentes, apprécièrent la valeur du travail réalisé et le poursuivirent !
Alors aujourd’hui à la faveur de quelques trajets de bus, de traversées d’île en île sur des ferries, nous pouvons découvrir ces églises intégralement construites en bois de cyprès et de mélèze. Bien sûr ces églises ont une tour pour avertir et se signaler mais celle ci sert avant tout de balise aux marins (seule l’église de Tenaún en possède deux). Le volume général des églises est simple, plus profondes que larges, reposant sur un socle de pierre supportant d’énormes poutres de bois. Les toits à 45 degrés et tous les murs extérieurs sont recouverts de bardeaux de mélèze, sortes de “tuiles” de bois donnant un aspect singulier à ces architectures.
L’ornementation est plus riche à l’intérieur, tout le mobilier et les parements démontrent la maîtrise du travail ébeniste des autochtones et de nombreuses peintures font honneur à l’école locale d’imagerie pieuse. Enfin, à cause des conditions climatiques extrêmes sur l’archipel de Chiloé, le placement des églises fut étudié avec soin, ne reposant pas directement sur le sol, abritées des vents ou des pluies trop violentes. De plus toutes les églises furent pensées comme des structures étanches, renforçant ainsi leur protection.
C’est sûrement grâce à ce soin apporté (malgré certaines reconstructions, car si l’eau n’endommage pas ces bâtiments, le feu, lui, les dévore) que 14 de ces églises construites au XVII, XVIII et XIX èmes siècle sont parvenues jusqu’à nous. Aujourd’hui la conservation incombe à l’administration diocésaine de la ville d’Ancud, et chaque église a son propre comité local responsable de son entretien. Celles que nous avons pu visiter sont dans un état irréprochable. Le tourisme augmente chaque année dans la région et un plan est à l’étude pour que cet afflux bénéficie aux églises et aux populations locales sans risquer toutefois quoique ce soit pour ces édifices religieux uniques. Des zones tampons seront définies pour préserver l’environnement direct des églises et des règles de contrôle des interventions dans les monuments seront mises en place. De cette façon les églises de l’archipel de Chiloé pourront traverser les siècles à venir sereinement et continueront à montrer comment la conquête espagnole a pu se faire, ici du moins, en bonne intelligence.
Source : Les Cousins migrateurs
En savoir plus
Idées de Voyage :

L’île verte de Chiloé est réputée pour sa beauté naturelle et culturelle, ses villages pittoresques, ses traditions originales, sa cuisine, ses fruits de mer et son artisanat. Les routes côtières sont parsemées de boeufs tirant des chariots chargés du bois de chauffage, des pots à lait attendant de se faire ramasser et tout tourne autour du rythme de vie campagnarde. Des petites communautés de pêche se sont blotties le long de la côte entourée des pays agricoles et créent une remarquable ambiance de paix et la tranquillité.
Castro, capitale de la province (29.000 habitants), est connue par sa stupéfiante église en bois, une des 16 églises de l’île classées patrimoine de l’humanité, ainsi que par ses maisons traditionnelles sur palafitos (échasses). Ancud (28.000 habitants) fut un des sites fortifiés les plus formidables du Pacifique Sud, non loin de Puñihuíl, une jolie baie dont les îlots abritent une colonie de pingouins de Humbolt et de Magellan. A l’ouest, se trouve le « Sanctuaire des oiseaux », un domaine d’une prodigieuse diversité d’oiseaux. Le parc national de Chiloé, et celui de Tantauco son également à voir et la ville de Quellón, connue pour ses ponchos, abrite un modeste musée indigène et offre plusieurs plages.
Idées de Voyage :

Situé à 120 km de la ville de Temuco, le parc National de Conguillío est le plus visité et l’un des mieux organisés du sud. Ses 60.000 ha oscillent entre 900 et 3125 mètres d’altitude, en haut du volcan Llaima toujours en activité. Son sommet enneigé se découpe au loin dans un décor d’épaisses forêts de coigües (hêtres) et d’araucarias (arbres autochtones d’entre 600 et 1200 ans d’âge) qui offre l’occasion de faire de belles randonnées à pied ou à cheval. Les paysages sont spectaculaires : La Sierra Nevada, le magnifique lac de Conguillío, les lagunes Captrén, Arco Iris et Verde, et le chemin Truful-Truful (de saut en saut). La présence majestueuse des Condors couronnent toute la beauté de ce parc. Les températures moyennes varient entre 6° C en juillet et 15° C en janvier. Durant l’hiver, les visiteurs peuvent faire du Snowboard; Raquettes et Ski de fond (Une petite station de ski se trouve a proximité).

Apres celles de Viña del Mar, de Reñaca et de La Serena, les plages au sable gris du lac Villarica, couronnées par le somptueux volcan du même nom (2840 m) sont les plus fréquentées des chiliens. Près du Museo Historico y Arqueológico, on peut voir une « ruka » Mapuche, maison traditionnelle en bois et bambou ou en chaume qui devait être bâtie par quatre hommes en quatre jours. En février, Villarica accueille un festival artisanal Mapuche où la nuit on peut assister à des démonstrations de danses et rituels religieux et trouver des objets d’artisanat hors du commun.
Pucón, au bord du lac Villarica, ressemble par certains aspects à certaines stations européennes avec un coté latino-américain qui fait la différence. C’est à la fois une station balnéaire et un centre de loisirs pour des expéditions de tout type: lacs, rivières, pêche à la mouche, thermes, rafting, plongée, randonnées à cheval, ski, parachutisme, ascension de volcan…
Planeta Chile · Diseñado por filete